Qinghai

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Bref aperçu

Située dans le nord-est du plateau Qinghai-Tibet, la province du Qinghai est riche en ressources touristiques et jouit d’un environnement écologique particulier. Le lac Qinghai est connu pour être le plus grand lac salé du pays avec la célèbre île aux Oiseaux dans sa partie nord-ouest. La Réserve botanique de Mengda à Xunhua peut se comparer à celle de Xishuangbanna (Yunnan). Le monastère de Kumbum (ou de Ta’er) figure parmi les six plus importants monastères du bouddhisme tibétain Gelugpa. Des tombeaux très anciens ont été découverts à Linwan et sont encore en bon état. Des édifices du monastère de Qutan construits il y a plus de 500 ans reflètent le style du palais impérial des Ming. La dépression du Qaidam comprenant de hautes steppes est une des quatre plus grandes du pays. Au Qinghai il y a bien d’autres sites pittoresques et touristiques comme le monastère de Beichan, la mosquée de Dongguan, le terrain de chasse international Dulan, les Forêts Kanbula, les monts Wufeng et Laoye, etc.

Le Qinghai est un des cinq plus vastes pâturages du pays, où l’élevage est une des principales ressources des steppes: troupeaux de chevaux et de moutons surtout de yacks surveillés par des pasteurs. Le Yangtsé et le fleuve Jaune y prennent leurs sources dans un décor montagneux splendide, très élevé et traversé par beaucoup de lacs et de ruisseaux.

Les principales ethnies vivant au Qinghai sont les Tibétains, les Hui, les Mongoles, les Manchous, les Tu et les Sala, qui sont accueillantes. Elles présentent volontiers la richesse de leur folklore.

D’ores et déjà, les responsables du Tourisme au Qinghai proposent plusieurs itinéraires touristiques : Xining-Lhasa et la découverte du Tjbet ; Xining-Dunhuang, voyage sur la Route de la Soie ; Xining-Yushu, voyage sur l’ancienne des Tang.


Sites touristiques

Xininng
Dans l’est du Qinghai, Xining est la capitale de cette province, ainsi que son cen­tre politique, économique et culturel. En 121 av J.-C., les armées des Han y avaient séjourné et défriché les terres. Plus tard, Huo Qubing, célèbre général de cette armée y édifia la forteresse militaire Xipingting qui marque l’origine historique de Xining. En 1104, les Song du Nord y fondèrent le département de Xining, mais ce n’est qu’en 1929 que le Qinghai est devenu une province avec Xining comme capitale. Le climat est continental, cependant, en hiver, il ne fait pas excessivement froid et en été, pas très chaud. La température moyenne annuelle est de 6,5°C. La ville de Xining proprement dite couvre 50 km2, la région habitée qui l’entoure, 350 km2 avec une population de 1 million, en majorité des Han, des Tibétains mais des Mongoles, des Hui, des Kazakhs, des Tu et des Sala.

La mosquée Dongguan : Sur le boulevard Dongguan à Xining, se trouve la mosquée Dongguan qui est l’une des quatre plus importantes de la région nord-ouest de Chine. La Salle de prière mesure 1102 m2 et peut contenir 3000 personnes. L’ensemble est de style typique chinois ainsi que son minaret. La place devant le palais couvre 30000 m2 de superficie et est dallé des blocs de pierre. A deux côtés de la portique-avant, se dressent deux pagodes de culte très hautes. Tous les vendredis, dix milliers de musulmans y viennent pratiquent la religion.

Le monastère de Beichuan : Ce monastère des taoïstes a été construit sous les Wei du Nord. Accroché à une falaise abrupte, il domine une vallée très profonde qui s’étire au nord de la ville de Xining. Il abrite plusieurs grottes qui contiennent des fresques et des statuettes de divinités taoïstes. La maison à étage Kuixing est très originale. Un téléphérique circule entre le monastère et le sommet de la colline d’où l’on peut voir le panorama de la ville de Xining.

Le monastère Outan : Fondé il y a plus de 600 ans, le monastère Qutan se trouve à Majuangou dans le canton de Qutan, district de Ledu, et à 80 km de Xining. C’est le premier empereur des Ming, Zhou Yuanzhang qui lui aurait offert la planche portant le nom du monastère. Ce monastère est connu pour son style architectural des Ming, ses objets anciens et de grandes fresques datant des Ming et des Qing. La disposition des constructions du monastère: kiosques, galeries, stoupas, palais et la tour de cloche ressemble à celle de la Cité interdite à Beijing avec une stricte symétrie. Des peintures murales, d’une couleur encore brillante, s’étendant sur 360 m2, représentent la vie de Sakyamuni.

Les tombeaux à Liuwan : Dans le village de Liuwan, du district de Ledu, à 80 km de Xining, on a découvert une vaste nécropole très ancienne couvrant 11 ha. Dans les 1500 sépultures appartenant à divers types de civilisations. On a exhumé quelque 30000 objets : outils aratoires, haches, couteaux, ciseaux et de la vaisselle en céramique de couleur avec des dessins d’une peuplade primitive. Sur l’emplacement de ces tombeaux, a été fondé un Centre de recherche de la poterie de couleur du Qinghai. On peut y admirer divers objets qui en ont été exhumes.

Le village des Tu : A 30 km de Xining, dans le canton Weiyuan du district autonome Tu de Huzhu, Ce village est habité par 500 personnes appartenant à l’ethnie Tu. Les costumes des femmes sont pleins de couleurs; elles font surtout des broderies. Les Tu ont leurs coutumes propres. Ils dansent, organisent des courses de chevaux, et chantent les fleurs. Les Tu transmettent leur savoir dans leur langue vernaculaire à travers des contes, des poèmes, des chants. Les habits des femmes Tu sont confectionnés avec des tissus bleus, noirs, jaunes, blancs et rouges qui représentent pour ce peuple le ciel, la terre, la bonne récolte, le bonheur et l’enthousiasme, aussi le district Huzhou est-il appelé “pays de l’are-en-ciel”.

Le Parc forestier national de Beishan : Dans ce parc du district autonome de Huzhu des Tu et à 100 km de Xining, on a répertorié un millier d’espèces de plantes et une centaine d’espèces d’animaux. Il est divisé en 5 zones: Langshidang, la gorge Kasu, Yupudaban, la allée Zhalong et les bords de la rivière Xihe qui comptent une trentaine de sites pittoresques. Des installations touristiques y sont prévues: hôtels, restaurants, discothèque, et une salle d’exposition de la flore et de ta faune.

Le monastère Gun-Lung : Ce monastère se trouve dans le district autonome de Huzhu des Tu et à 65 km de Xining. Il a été construit en 1 604 sous les Ming. Le premier supérieur de ce monastère fut le 7e bouddha vivant Gyese qui s’est réincarné 13 fois jusqu’à présent. Sous les Qing, 5 supérieurs de ce monastère ont été spécialement honorés du titre Hutuketu. Tous les ans, les 14 et 15e jours du 1e mois lunaire, des fêtes religieuses se déroulent dans ce monastère, avec exposition de l’image du Bouddha. D’autres sont organisées pendant le 6e mois du calendrier lunaire, qui marque le jour anniversaire de la naissance de Sakyamuni.

Le monastère Kumbum : Fondé à l’époque des Ming (1644-1911), ce monastère se trouve dans le district Huangzhong, à 26 km de Xining. Il couvre 40 ha. Consacré au bouddhisme lamaique, il comprend un ensemble immense d’édifices: temples, portiques, stoupa, le Palais Xiaojinwa, le Palais Dajinwa, la Grande Salle des Canons, le Palais aux Neuf Pièces, la Cité Tancheng, le Palais secondaire des Panchen Lamas, les lieux d’habitation des moines etc, qui sont de style chinois du tibétain. Le premier temple de ce monastère a été érigé sur le lieu présumé de la naissance de Tsongkhapa, fondateur de la secte Gelugpa du bouddhisme tibétain. Il abrite de nombreux objets anciens précieux dont des broderies dui-xiu, des fresques et des figurines en beurre d’yack coloré de teintes vives réalisées lors des grandes fêtes bouddhiques.

Le mont Riyue : Le mont Riyue (Soleil et Lune) est situé dans le district Huangyuan, qui s’appelait autrefois Chiling. Une légende raconte que l’empereur Taizong des Tang avait offert un miroir dit “Soleil et Lune” à la princesse Wencheng qui partait épouser le roi du Tibet. Dans ce miroir, la princesse pouvait voir Chang’an (Xi’an), capitale des Tang, ainsi que ses parents. En traversant cette région, la princesse l’aurait jeté sur cette colline, d’où son nom mont du Soleil et de la Lune. En souvenir de cet épisode, deux pavillons l’un du Soleil et l’autre de la Lune ont été érigés dans un des cols. Au nord-ouest de ce mont, coule la petite rivière Daotang, elle aussi, a donné lieu bien des légendes. L’une d’elles explique que cette rivière contiendrait les larmes de la princesse.

Le lac Qinghai : Le lac Qinghai se trouve dans le nord-est du Qinghai, à 150 km de Xining. Avec une superficie de 4500 km2 et un périmètre de 360 km, c’est le plus grand lac “salé” de Chine. Il s’étend à 3 200 m d’altitude. Il est très poissonneux, semi-salé. On y pêche la carpe sans écaille dont la chair est particulièrement appréciée. Sur les rives nomadisent des pasteurs tibétains. Les abords de ce lac sont très beaux.

L’île aux Oiseaux : Située dans le nord-ouest du lac Qinghai, l’île aux Oiseaux dont la superficie est moins de 1 km2, est connue pour être une réserve ornithologique. Elle est fréquentée par des bandes d’oiseaux migrateurs venant du Yunnan, du Guizhou mais surtout du golfe du Bengale. Le moment idéal pour aller dans cette île pour admirer ces oiseaux, est à la fin du printemps.

Le lac Caka : Caka signifie mer de sel en langue mongole. De ce lac de 105 km2 des entreprises travaillent à en extraire le sel qui se vend dans tout le pays, à Hongkong, à Taiwan, au Japon, au Népal ainsi que dans quelques pays du Moyen-Orient. Les visiteurs peuvent découvrir le champ d’extraction et le processus du traitement du sel. Il y a un hôtel prés de cet endroit.

Le passage de Wangzhangyan : Certains lacs asséchés comme celui de Qarhan au nord de Golmud couvre 5868 km’. Sa croûte de sel est évaluée à 60 milliards de t. avec des réserves de potassium, magnésium, lithium et sodium classées au premier rang parmi celles du pays. La route Qinghai-Tibet longe ce lac couvert de sel. Les paysages de cette région sont extraordinaires qui attirent de nombreux visiteurs. Cette couche de sel est tellement résistante qu’un chemin à Wangzhangyan, à 60 km au nord de la ville de Golmud, la traverse sur 32 km.

Le parc forestier national de Kanbula : Situé dans le nord-ouest du district Jainca et à 131 km de Xining, ce parc couvre une superficie de 39,17 km2 et renferme des essences intéressantes. On y trouve aussi des monastères et des vestiges culturels. La centrale hydraulique de Lijiaxia est connue dans le pays.

Le parc du ciel Menda : Ce lac se trouve dans la partie est du bourg Jishi du district Xunhu et à 150 km de Xining. Il couvre une superficie de 20 ha et sa profondeur varie de 10 m à 30 m. Ce lac est entouré de forêts où vivent 550 espèces de plantes et beaucoup d’animaux précieux : chamois, faisan des neiges. C’est une réserve nationale.

Le demeure du Xe Panchen-Lama : Dans le sud-ouest du bourg Jishi, district autonome Sala de Xunhua il y a la demeure du Xe Panchen-Lama. Autour d’une cour carrée sont disposés, orientés vers le sud des bâtiments sans étage et sur les trois autres côtés des bâtiments à deux étages. Cet ensemble, de style tibétain, est simple et élégant, les poutres des plafonds, l’enca­drement des fenê­tres et les portes sont dé­corés de dessins. Dans la chapelle au centre, prés de la statue du Panchen-Lama, brû­lent des lampes en métaux précieux.

La réserve Longbaotan : A 80 km au nord-ouest du bourg Jiegu, cette réserve de 25 km de long et de 4 km de large installée dans un cirque de hautes montagnes, s’étend sur 100 km2. Elle est bien arrosée par la rivière Yiqu, affluent du Tongtian et par 5 lacs d’où émergent des îlots. Parsemées de cascades et de marécages, elle est le refuge de beaucoup d’oiseaux précieux et d’animaux aquatiques. Les plantes aquatiques dans cette réserve sont abondantes. Au printemps, des oiseaux migrateurs arrivent du plateau Yunnan­Guizhou dans cette région. Parmi ces dernier, la grue au cou noir est con­sidérée par les Tibétains comme un oiseau de bon augure, ainsi cet oiseau est-il bien protégé dans la réserve Longbaotan.

Les quatre villages tibétains : Le district de Tongren du département autonome de Huangnan des Tibétains (Qinghai), appelé Regong en tibétain, comprend quatre villages Shangxiawutun, Nianduhu, Gasairi et Guomari qui sont réputés pour leurs artisanats: peintures, statues, broderies duixiu, sculptures sur brique, gravures sur pierre et sur bois, etc. Ces objets artinanaux qui a une histoire de plus de 600 ans sont au sujet bouddhique, et occupe une place importante dans les arts bouddhiques au Qinghai et au Tibet.

Les monts A’nyemaqen : La chaîne A’nyemaqen comprend 13 monts dont l’altitude moyenne est de 5 900 m. Elle représente un ensemble de monts sacrés pour les Tibétains qui y font des pèlerinage. Cette région est de toute beauté. Un voyage dans les monts A’nyemaqen permet aux visiteurs d’y admirer les beaux paysages des monts enneigés, des reliefs curieuses, des chutes d’eau et des faunes.

Les monts Nianbaoyuze : Dans le sud-ouest du district Jigzhi se dressent les monts Nianbaoyuze qui sont le berceau des Tibétains de Guoluo, aussi cette région jouit-elle d’une grande con­sidération. Elle comprend 3600 monts dont la plupart ont plus de 4000 m d’altitude. Le point culminant a les plus importantes précipitations annuelles (plus de 700 mm) de toute la province. Ces monts sont parcourus par 360 lacs où vivent de nombreux poissons sans écailles. Dans le sud-est de ces monts, il y a une forêt vierge avec surtout des conifères. Dans les profondes vallées vivent des animaux sauvages comme le léopard des neiges, l’ours etc. Dans cette région, le temps est très variable, même en juillet-août, on peut y vivre les quatre saisons.

Le temple de la princesse Wencheng : Ce temple, érigé au pied d’une colline, se trouve à 20 km du bourg Jiegu du département Yushu. A son pied coule une rivière bordée de falaises où ont été gravées en relief 9 bouddhas. Cette réalisation artistique est le fruit d’un échange culturel entre les Han et les Tibétains, elle met en évidence le haut niveau de l’art de la gravure et de la peinture des Tang. On raconte que la princesse Wencheng en arrivant au Tibet, aurait encouragé les Tibétains à graver beaucoup de bouddhas et à construire des pagodes. En 710, quand la princesse Jincheng est passée par ce temple, avant de se rendre au Tibet pour épouser le roi, elle aurait vu ces 9 statues. Pour commémorer la contribution de la princesse Wencheng, elle aurait fait restaurer ce temple et l’aurait appelé “temple de la Princesse Wencheng”. Les Tibétains honorent ces deux princesses et continuent à venir à cet endroit pour les vénérer.

La source du Yangtsé : La source du Yangtsé est la rivière Tuoto qui est alimentée par une quarantaine de glaciers répartis au pied nord-ouest du mont Geladandong, ce dernier est le point le plus culminant de la chaîne Tanggula. La meilleure saison pour s’y rendre est de juin à septembre.

La source du fleuve Jaune : La source nord du fleuve Jaune est la rivière Yukutsunglieh, à l’est du mont Yagradagze dans le district Madoi et la source sud est la rivière Kari Qu, dans le district Qumarleb. L’eau provient de cascades et de fontaines. Elles forment une centaine de petits étangs, qui alimentent le premier tronçon du fleuve Jaune. La partie montagneuse est d’une altitude moyenne de 5000 m. La saison touristique va de juin à septembre.

Les monts Kunlun : La moitié sud du Qinghai est occupée en partie par les monts Kunlun, célèbres dans la culture chinoise. Plusieurs livres anciens et des légendes les mentionnent. Ainsi y lit-on que « la reine céleste » habitait dans le lac « Mer Noire », source de la rivière Kunlun. Ce lac est à 4 300 m d’altitude et couvre 60 km2, il est survole par beaucoup d’oiseau et sur ses rives, vit toute une faune sauvage. Dans la vallée Yeniu traversée par la rivière Kunlun existent des peintures rupestres très précieuses. Non loin de ce lac « Mer Noire » se trouve l’emplacement où Jiang Taigong, personnage légendaire connu, s’est exercé pendant 40 ans à la pratique de sa méthode dite des « Cinq éléments ». Des experts estiment que c’était là le centre de l’école Hunyuan (ou Kunlun) des taoïstes à la fin des Ming, cet endroit est encore pour ces derniers un lieu de pèlerinage.


Restaurants

Les diverses ethnies qui occupent la ville offrent des mets culinaires des Han, des Tibétains, des Hui, des Mongoles, des Mandchous, des Tu et des Sala.

Les principaux repas légers sont composés de crêpes, de nouilles étirées à la main, de vermicelle, de mouton rôti. Les pâtisseries de Wan Shengma et les petits pains cuits à la vapeur de Ma Ruyi sont réputés.

Les célèbres plats de cette ville sont: le poisson rouge accompagnés de légumes fa, le coq de neige au coriandre, le ragoût de bosse de chameau, le mouton à l’étuvée, le boeuf et le poisson aux chrysanthèmes, le poisson Huang à la vapeur, les tranches de poisson aux lotus, le ragoût de mouton et le tendon de mouton au ginseng.