La route de la soie

La route de la soie désigne un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe : il relie la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) en Chine à la ville d’Antioche, en Syrie médiévale (aujourd’hui en Turquie), . La route de la soie était un faisceau de pistes par lesquelles transitaient de nombreuses marchandises, et qui monopolisa les échanges Est-Ouest pendant des siècles, avant d’être supplantée par la voie maritime. Les plus anciennes traces connues de la route de la soie remontent au milieu du premier millénaire avant J.C. Au XVe siècle, la route de la soie est progressivement abandonnée après près de 2000 ans d’existence.

La route tire son nom de la plus précieuse marchandise qui y transitait : la soie, dont les Chinois furent pendant longtemps les seuls à détenir le secret de fabrication. Cette dénomination, forgée au XIXe siècle, est due au géographe allemand Ferdinand von Richthofen.

En 2011, il est question d’un projet de connexion routier et ferrovaire baptisé « nouvelle route de la soie » en vue de mieux relier la Chine et l’Europe [1].

Le préhistorien André Leroi-Gourhan considère cette route comme un espace d’échanges actifs dès le paléolithique. Héritière de la Route de Jade dont les vestiges datent de 7000 ans, elle n’est cependant évoquée dans les chroniques chinoises qu’à partir du IIe siècle av. J.-C.[2].
Cet itinéraire serait le résultat [3] de la curiosité de l’Empereur de Chine Wou (141-87 av. J.-C.) de la dynastie Han pour les peuples civilisés lointains que l’on disait habiter les contrées occidentales, au-delà des tribus barbares.
Les Grecs, puis les Romains, commencent à parler du « pays des Seres » à partir du IVe siècle av. J.-C. pour désigner la Chine. Vers le début de l’ère chrétienne, les Romains deviennent de grands amateurs de soie après en avoir acquis auprès des Parthes qui sont alors les organisateurs de ce commerce.
De nombreux autres produits voyagent sur ces mêmes routes : pierres précieuses, porcelaine, étoffes de laine ou de lin, jade, ambre, ivoire, laque, épices, verre, corail, métaux précieux et armes, etc.

Les Sogdiens, originaires de l’actuel Ouzbékistan, ont assuré entre le VIe et VIIIe siècles l’essentiel du commerce entre la Chine et l’Occident. Polyglotes, ils ont fourni bon nombre d’espions, de traducteurs ou d’agents diplomatiques à qui voulait bien les employer. Maîtres de la Transoxiane (région située entre les fleuves Oxus et Syr-Daria), ils prélevaient de nombreuses taxes qui enrichirent les prestigieuses cités de Samarkand et Boukhara. Ils contribuèrent également à la diffusion de religions comme le nestorianisme ou le manichéisme.

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