La broderie chinoise

La broderie chinoise, art artisanal traditionnel de la Chine, occupe une place importante dans l’histoire de l’art chinois, et, au sein de l’industrie textile, dans l’économie chinoise. Elle est pratiquée dans toute la Chine et porte des caractères distincts selon les lieux. Au cours de son histoire et encore aujourd’hui elle se perfectionne sur le plan technique et se renouvelle dans ses choix esthétiques.

Depuis quelques années un intérêt croissant se développe en Chine pour l’étude des broderies anciennes et modernes, chinoises et étrangères[1].

La Chine a été le premier pays à produire de la soie (au moins depuis le troisième millénaire avant notre ère) et la broderie sur soie a été dès l’Antiquité très recherchée au-delà du monde chinois. La Chine ancienne produisait aussi de magnifiques tissus de chanvre, de ramie, de coton et à partir du pueraria. Elle produisait de la gaze, des brocarts, des satins et des velours[2]. Nombre de ces supports textiles ont reçu des broderies. Dans la Chine ancienne les soies se classaient en deux qualités : la soie épaisse, appelée lo, et la soie fine, appelée ling. Les principaux supports pour la broderie furent le textile de soie à armure carrée (taffetas), nommé tch’eou, et le satin, appelé touan.

La structure du dessin, dans la mesure où une part importante de la broderie chinoise se réfère à la peinture est un élément essentiel dans la broderie chinoise, de même que l’étude des méthodes propres à chaque point, le choix d’un effet de coloration d’ensemble, la combinaison des effets de matière et la composition des formes et des couleurs. Ceci concerne les techniques de broderie spécifiques à la représentation de figures, d’objets, d’animaux, des arrière-plans et des paysages et à la constitution des ornements géométriques.

L’art de la broderie fut pratiqué, en Chine, par des femmes, quel que soit leur rang au sein de la société chinoise, et par des hommes. Tous étaient nommés « les gens de la fenêtre verte »[3]. L’une des brodeuses les plus célèbres se nomme Han Ximeng, de l’école Gu. Ting Pei et Shen Zhou, qui vécurent au XIXe siècle, sont deux hommes très connus en Chine, dans cet art[4].

Les œuvres de broderie se classent en séries différentes en fonction du sujet : fleurs, animaux « propices » (ou « de bon augure »), paysages, ornements non figuratifs etc. La broderie s’applique pour les articles d’usage courant comme les vêtements, les bourses et pochettes, les chaussures, les mouchoirs, les drapeaux, les décorations d’autel, les cartes de vœux et jusqu’au cache-poussière des appareils ménagers.

À l’origine les motifs étaient dictés par l’impératif de marquage de ces objets par des signes d’appartenance à un groupe et par l’inscription d’emblèmes et de symboles bénéfiques. Il y a donc une très grande richesse et complexité dans la lecture, aujourd’hui, de ces sujets et motifs selon leur époque et selon le lieu de leur exécution, comme toute œuvre d’art[6].

3 thoughts on “La broderie chinoise

    1. Suzhou est sûrement la meilleure place pour procurer la Broderie et la soie puisque ce sont les spécialités de la région, il ne faudrait pas les manquer car vous visiterez les fabricants à Suzhou.
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